dimanche 3 novembre 2013

FILET MIGNON CARAMELISE AU MIEL


Pour cette première vente de filet mignon, je vous propose cette recette. A vos plats.... cuisinez !

2 Filets mignons moyens DE LA FERME DU MERISIER
1 gros oignon DU JARDIN DE MISSY
1 cuillère à soupe de sauce soja,
1 cuillère à soupe de saké,
8 cuillères à soupe de miel DE COMME CHEZ PEPE ET MEME,
1 cube de bouillon de volaille,
30 cl de vin blanc DU DOMAINE BARTHEL
sel, poivre, huile d´olive.

Préparation:



Préparer une marinade:


Dans un bol, verser 3 grosses cuillères à soupe de miel, la sauce soja et le saké.
Remuer et badigeonner les filets mignons avec toute la marinade.
Réserver au réfrigérateur 3 heures ou plus.

Dans une sauteuse avec de l´huile d´olive, faire revenir les filets mignons 15 à 20 minutes. Les retirer.

Rajouter dans la sauteuse l´oignon émincé et la marinade. Quand les oignons sont cuits, ajouter un cube de bouillon de volaille émietté et 5 grosses cuillères à soupe de miel. Bien remuer le tout. Ajouter le vin blanc, du poivre et un peu de sel.
Mijoter un instant pour faire évaporer l´alcool.

Rajouter les filets mignons dans la sauce et cuire à feu doux 25 à 30 minutes en les retournant souvent.

Produits disponibles dans les Ruches de Freyming et Sarreguemines

dimanche 27 octobre 2013

Promenons nous dans les bois....

Terrine de Champignons


1 kg de mélange de champignons d'ELLOCHAMPI
2 feuilles de gélatine
25cl de crème fleurette
2c à potage de persil plat haché du JARDIN DE MISSY
2c à potage d'estragon haché
2 gousses d'ail hachées DU JARDIN DE MISSY
2 échalotes hachées du JARDIN DE MISSY
sel et poivre du moulin
Huile d'olive


Mettez les 2 feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide pendant 20m-
Nettoyez vos champignons et les émincer (coupez en petits morceaux)
Dans votre cocotte faites revenir les échalotes et les gousses d'ail sans coloration avec un trait d'huile d'olive.
Déposez les champignons et laissez cuire vos produits à petit feu pendant 15 minutes -
Saupoudrez en fin de cuisson l'estragon et le persil plat
Assaisonnez de sel et de poivre du moulin
Débarrassez vos champignons dans une terrine
Versez dans votre cocotte la crème fleurette
Laissez tiédir et additionnez les 2 feuilles de gélatine essorées
Remuez pour dissoudre la gélatine
Versez la crème sur la terrine
Recouvrir d'un papier film et déposez au réfrigérateur pour 6 h après refroidissement de votre préparation.


Cette recette vous permet de choisir les champignons selon votre goût.
Pour la crème, vous pouvez utiliser le lait cru que vous laissez écrémer pendant 12 heures après l'avoir fait bouillir. Un régal !

A consommer avec modération ...

Liqueur de rose

Ingrédients pour 20 personnes
25 cl d' eau
25 cl d' eau-de-vie
75 grammes de pétales de roses de L'Atelier de Clotilde
350 grammes de sucre


Réalisez la recette "Liqueur de rose" directement en bouteilles.

Dans un bocal, poser les pétales de roses en alternant avec le sucre. Couvrir le bocal et laisser macérer une nuit. Verser l'eau sur la préparation pour faire dissoudre le sucre. Agiter le bocal, puis filtrer le jus. Mélanger celui-ci avec l'alcool.

Verser la liqueur parfumée dans le bocal qui a servi à la macération. Fermer et laisser reposer 6 semaines avant de filtrer et mettre en bouteilles.

Rose liqueur in glass with sugared rim, rose beside it

lundi 21 octobre 2013

Encore un peu de Japon dans nos repas....

L’agar-agar                

Qu'est-ce que c'est ?
       
par Clea (blog "Clea cuisine")Mais qu’est-ce que ça vient faire dans ma cuisine ? Découvrez ce gélifiant puissant et naturel... et jouez avec les textures !
        
Et d’abord, qu’est-ce que ça vient faire dans ma cuisine ?
 
L’agar-agar :  juste une algue. Rouge. Matière visqueuse, donc. Moyennement palpitante ! Mais quand on la réduit en poudre (inodore et sans saveur) et qu’on l’intègre à une préparation, elle la gélifie (comme la gélatine, donc, mais version végé).
 
Agar-agar poudre
 
Or, l’agar-agar est devenu assez récemment l’un de ces « nouveaux » aliments santé / tendance qu’il fait bon utiliser pour être dans le vent, mais aussi – et surtout – pour cuisiner sain et léger !
 
« Nouveau » ? Pas pour les japonais, qui l’ont découvert au XVIIe siècle. Avec quasiment zéro calorie mais une grande richesse en minéraux, sa texture mucilagineuse favorise l’élimination des toxines et la digestion. Les japonais le savent et en glissent souvent une cuillerée dans leur tasse de thé matinale. En Occident, en revanche, on s’intéresse à lui surtout pour ses propriétés gélifiantes. Disponible dans les magasins d’alimentation bio, il intervient en remplacement de la gélatine dans les recettes de gelées, de bavarois, à la place des œufs dans les flans, ou encore pour diminuer la quantité de sucre dans les confitures.
 
Finalement, ça remplace la gélatine alors ?
 
Oui… et non.
Oui, dans la mesure où les personnes qui ne veulent pas consommer de gélatine (substance à base de porc et de bœuf, rappelons-le quand même, ça fait toujours plaisir de savoir ce qu’il y a dans sa pannacotta !) pourront réaliser des mets qu’ils mettent habituellement de côté : aspics, crèmes, gelées…
 
Pour information, l’agar-agar est huit fois plus puissant que la gélatine, ce qui signifie mathématiquement que 1 gramme d’agar-agar = 8 grammes de gélatine. Mais cela ne veut pas dire que je peux prendre n’importe quelle recette contenant de la gélatine et lui substituer de l’agar-agar ! En effet, le résultat est souvent différent.
 
La gélatine permet d’obtenir des consistances crémeuses, alors que la texture obtenue avec l’agar-agar est plus ferme (on parle de « gelée craquante »). C’est parfois semblable, mais ce n’est jamais vraiment la même chose ! Ce qui change aussi, c’est la méthode : la gélatine ne se cuit pas, tandis que l’agar-agar doit être porté à ébullition dans un liquide, et ne « prend » qu’à refroidissement.
 
Et je fais comment quand ma balance commence à 20 grammes ?
 
Il suffit de se munir d’une cuillère à café standard. La dose d’agar-agar la plus courante, 2 grammes, correspond à une cuillère à café pleine (voir photo). Sinon, le plus simple est encore de faire confiance aux fabricants qui proposent bien souvent des dosettes de 2 ou 4 grammes.
 
J’ai acheté de l’agar-agar en filaments (variante : en flocons), comment je fais ?
 
Je ne recommence pas, et je répète cent fois : « j’achète toujours l’agar-agar en poudre »… Enfin, de là à dire que la situation est désespérée, il n’y a qu’un pas… Disons que vous pourrez vous en sortir en laissant tremper la chose quelques minutes dans de l’eau. Une fois essorée, délayez-la dans le liquide de cuisson encore froid, puis portez à ébullition. Au lieu des 30 secondes d’ébullition règlementaires pour la poudre, il va falloir laisser cuire quelques minutes (6 à 10). Bonne chance, et souvenez-vous, pour la prochaine fois : « j’achète mon agar-agar en poudre… etc. ! »
L'apprivoiser et l'utiliser...
par Clea (blog "Clea cuisine")Mais qu’est-ce que ça vient faire dans ma cuisine ? Découvrez ce gélifiant puissant et naturel... et jouez avec les textures !
        
La recette de base
 
Pour apprendre à apprivoiser la chose, rien de tel qu’une recette de base. Le rapport poudre / liquide le plus fréquent est de 2 grammes pour un demi-litre. Ici, nous avons pris du lait végétal (et du sirop d’orge pour sucrer, d’où la couleur).
 
On verse le lait froid dans une casserole et on jette l’agar-agar en pluie à l’intérieur. On remue et on place sur feu moyen. Lorsque le liquide arrive à ébullition, on maintient à frémissement pendant 20 secondes environ. Ensuite, on ajoute ce que l’on veut (ici sirop d’orge) et on verse dans des verrines. Après refroidissement, on obtient une gelée de lait très ferme (photo de gauche).
 
Pour la rendre plus crémeuse, il suffit donc d’ajouter une autre substance, comme une purée de fruits ou de légumes, de la crème, du fromage frais… Ici, j’ai fait un essai en délayant le liquide chaud dans de la purée d’amandes. La consistance est beaucoup plus crémeuse (photo de droite).
 
 
 
Gelée agar-agar
Version "gelée"
Crème agar-agar
  Version "crémeuse"
 
Voilà pour la recette de base, qui admet autant de variantes que d’idées farfelues ! A la place du lait : du jus de fruits ou de légumes, du thé, du coulis, un bouillon… Et pour personnaliser la recette, on a le choix : sirops de céréales, miel, fromages crémeux, purées de légumes, de fruits, crème fraîche aux fines herbes…
 
Mille façons de s'amuser...
       
            
Une fois la recette éprouvée, les occasions de s’amuser ne manquent pas. Car les petites verrines c’est joli, mais ce n’est pas tout – on peut aussi verser notre mélange dans une terrine, faire plusieurs couches de couleur différente, et là au démoulage… c’est beau !
 
Le top, c’est aussi d’y glisser des dés de fruits frais ou des fruits rouges entiers, des tomates séchées, des poivrons marinés… A la découpe, ça fait toujours son petit effet, et en bouche c’est vraiment agréable d’avoir une variété de textures et de saveurs.
 
Enfin, pour finaliser, on ajoutera un coulis, une sauce au yaourt ou au fromage frais, une vinaigrette améliorée, quelques crudités ou bien des graines germées… Quand je vous disais qu’avec l’agar-agar on fait des œuvres d’art !
 
Exemple : terrine d’agar-agar à la pêche et à l’amande blanche, coulis à la crème de calissons, fruits rouges et amandes effilées !
 
Voilà vous savez tout
 
 
 

mercredi 16 octobre 2013

Mise en lumière n°3 .... des chèvres et des ......femmes !

La chèvre alpine est une race caprine, la plus représentée en France. Elle est originaire des Alpes. Elle est de taille moyenne et se caractérise par une robe chamoisée, la plus répandue. Cette race est une excellente laitière qui s'est imposée dans les élevages de type intensif auprès de la Saanen. Elle partage avec cette dernière un schéma de sélection important, dans lequel l'insémination artificielle occupe une place déterminante. Aujourd'hui c'est la première race caprine française en termes d'effectifs, avec 140 000 chèvres au contrôle laitier.
 

Origine

André Sanson cite la chèvre dite "chamoisée des Alpes" en tant que variété de ce qu'il appelait la race caprine européenne, dénomination reprise par Diffloth en 1911. Selon Sanson, le berceau de cette race européenne serait le massif alpin où l'espèce aurait valorisé ses aptitudes à utiliser les pâturages escarpés, inaccessibles au mouton. Diffloth, en 1911, cite la Suisse comme un pays où l'élevage caprin est "pratiqué avec sollicitude" et où il fait l'objet d'une "sélection dirigée sur la conformation et les aptitudes laitières". La Suisse apparaît donc comme étant un berceau d'élevage de différentes variétés : la Blanche de Gessenay ou de Saanen et la Chamoisée des Alpes, principalement, dont les aptitudes laitières sont les plus développées, ainsi que la Chèvre du Toggenbourg, auxquelles s'ajoute la Chèvre à col noir du Valais qualifiée par Diffloth de "chèvre des hautes montagnes, remarquable par sa rusticité".
À partir des années 1910 et 1920, les qualités laitières de la chamoisée des Alpes la font remarquer par les éleveurs de la France entière, qui commencent à l'intégrer dans leur troupeau. La race est officialisée en 1930 par la création de son livre généalogique sous l'appellation de race Alpine chamoisée. Son expansion s'accélère à partir de la seconde Guerre mondiale et elle conquiert petit à petit le centre-ouest de la France, les efforts de sélection lui permettant d'accroître régulièrement son niveau de production. Avec 55 % du cheptel caprin, c'est la race de chèvre la plus répandue en France.

Robe et morphologie


Chèvres alpines chamoisées au pâturage
La robe existe sous différents patrons de couleur : la robe chamoisée est la plus répandue parce que fixée tout particulièrement dans les troupeaux de la base de sélection, elle est relativement homogène, fauve avec des extrémités et une ligne dorsale noires. Mais au sein de la population prise dans son ensemble les patrons de robe peuvent être très variés, blanc pur ou pie avec une panachure plus ou moins étendue et une pigmentation dans les brun, fauve, gris, noir ou roux.
Le format est moyen. La femelle pèse entre 50 et 80 kg et le mâle entre 80 et 100 kg. Ses proportions sont celles d'un animal laitier : très longilignes, avec des membres secs, une poitrine haute, un bassin large et peu incliné. Les mamelles sont volumineuses et bien attachées. Les trayons sont bien adaptés à la traite manuelle comme mécanique. Ils sont dirigés vers l'avant et sensiblement parallèles[5].

Aptitudes

L'alpine a d'excellentes aptitudes laitières. Elle produit en moyenne 780 litres de lait par lactation, mais les meilleures dépassent souvent 1000 litres par lactation. Elle présente également de bons taux, avec un taux protéique de 32,4 g/kg et un taux butyreux de 37,3 g/kg  Elle supporte les écarts de température des alpages et ses onglons durs lui permettent d'être adaptée aux sols bétonnés des élevages intensifs comme aux cailloux des chemins de montagne.

Élevage

L'alpine s'est imposée dans les systèmes intensifs de production de lait de chèvre. Elle passe le plus clair de son temps en bâtiments, nourris avec une ration dans laquelle les aliments concentrés prennent une part importante. Elle est très bien adaptée à ce type de conduite, et valorise cette ration par une production laitière très importante. Dans sa région d'origine elle continue toutefois à être élevée de manière plus extensive, et à valoriser les parcours dans les estives.

Sélection

 
C'est Caprigene France qui gère le schéma de sélection de la race, conjointement avec la race saanen, autre race très répandue dans le pays. Ce programme de sélection commun regroupe 1 000 éleveurs et 140000 chèvres inscrites au contrôle laitier. Son objectif est d'améliorer encore la production laitière, en volume mais également en qualité à travers les taux et la teneur en caséine alpha s1, qui a un rôle majeur dans la transformation fromagère du lait et influe donc sur le rendement de celle-ci. La facilité de traite et le débit de celle-ci sont également recherchés. La sélection vise aussi à maintenir les qualités d'élevage de ces races que sont leur fertilité, leur prolificité, leur rusticité et leur précocité. La morphologie des animaux est aussi prise en compte.
À partir des performances enregistrées sur les animaux, mais aussi sur leurs parents, des index sont calculés par l'INRA selon la méthode du BLUP. Ces index vont permettre aux éleveurs de choisir au mieux leurs animaux reproducteurs. Pour atteindre un niveau de précision supérieur pour les boucs qui seront utilisés à grande échelle, on enregistre aussi les performances de leur descendance. Ainsi, chaque année 100 boucs, choisis selon les performances de leurs parents, sont soumis au testage sur descendance. C'est-à-dire que leur semence est prélevée et que des inséminations artificielles sont réalisées de manière à obtenir 30 à 50 filles par bouc. Les performances de celles-ci sur les caractères recherchés cités précédemment, qui ne sont de toute façon pas mesurable sur les mâles eux-mêmes, et on peut donc obtenir des index assez précis sur ces boucs. Les meilleurs d'entre eux, une quarantaine généralement, sont agréés et peuvent être utilisés à grande échelle par insémination artificielle. Tout cela se fait grâce à la collaboration de la coopérative d'insémination artificielle spécialisée pour les chèvres, Capri-IA. L'insémination artificielle est d'ailleurs très utilisée en chèvre, avec 60 000 inséminations réalisées par an, soit 40 % des chèvres du schéma de sélection.

Diffusion

La chèvre alpine est originaire des Alpes, comme son nom le laisse penser. Elle a connu un grand succès grâce à sa forte production et est aujourd'hui répandue dans la France entière. Ainsi, on trouve des effectifs importants de chèvres alpines dans la vallée de la Loire et de ses affluents, dans celles de la Saône et du Rhône et dans le Poitou-Charentes. Un troupeau important est toujours présent en Savoie, le berceau de la race. C'est aujourd'hui la première race française en termes d'effectifs, et 55 % des femelles inscrites au contrôle laitier sont des alpines.




Avec 33 chèvres et 3 boucs, la chèvrerie de l'Est, Marie Christine et Aurélie MUNCH, nous régalent de leurs fromages.

Contrairement aux idées reçues, leur fromage n'a pas le goût prononcé des fromages fabriqués à base de lait des alpages. Vous pouvez donc vous lancer dans la dégustation de ce produit moins riche en matières grasses qu'un fromage de vache au lait cru. Tenue parfaite à la cuisson, il peut s'utiliser sur des flamms, quiches, tourtes, cakes, en amuse bouche ou tout simplement sur la pointe d'un couteau....

Ouverte en 2007 , la chèvrerie est d'abord une histoire d'éleveur. Puis la passion du goût et des produits fermiers déclenchent une belle aventure qui nous régale chaque semaine dans nos ruches.

Vous découvrirez prochainement un reportage sur ces femmes hors du commun qui transmettent leur passion dans chacun de leur fromage.
Vous pouvez également les rencontrer chaque vendredi et samedi lors des distributions de nos deux ruches.

Objectif futur :  voir plus grand pour augmenter la production et proposer de nouveaux produits toujours avec passion et respect de l'animal et du produit.

dimanche 13 octobre 2013

A la conquète du Soleil Levant....


A la découverte du radis japonais :


RADIS (Raphanus sativus)
Famille des Crucifères (Originaire de la Chine)
Faculté germinative :
3 ans (pouvoir germinatif fort)
1 an (pouvoir germinatif moyen)
À vérifier par la suite
Les radis étaient probablement connus, dans nos contrées, dès l'époque néolithique. On pense qu'ils proviennent d'Extrême-Orient : on en trouve trace dans un écrit chinois remontant au XI ème siècle avant notre ère (le texte donne la recette des tranches de carpe crue, macérées avec radis, gingembre et herbes aromatiques...). Le radis noir est le plus ancien.
Les anciens Egyptiens (3000 ans avant notre ère) étaient eux aussi amateurs de radis. Si l'on en croit Hérodote, les bâtisseurs de pyramides se régalaient d'oignons, de poireaux et de radis. Les Grecs, qui offraient des légumes à leurs dieux, leur présentaient des radis... en or, accompagnés de navets d'argent et de betteraves coulées en plomb : une façon de rendre les végétaux impérissables! Le radis était spécialement dédié à Apollon, et on en connaissait déjà au moins trois variétés différentes.
Mais c'est du latin «radix» (racine) que le radis «Raphanus Sativus» tire son nom commun. Les Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, rondes ou allongées, vont répandre le radis à travers tout leur empire. Plus tard, dans ses Capitulaires, Charlemagne recommandera aux régisseurs de ses terres la culture de cette excellente racine.
Au Moyen Age, les radis étaient volontiers proposés à la croque au sel... mais les radis de cette époque étaient probablement assez éloignés de ceux que nous connaissons aujourd'hui. Croisements et sélections ont permis d'obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes variétés fraîches et croquantes que nous dégustons à présent. Il faut attendre le 16ème siècle pour découvrir le radis noir en France et encore 200 ans pour commencer à le consommer. Il faudra attendre le XVIIIème siècle avant que n'apparaisse le petit radis rond et rouge que l'on connaît aujourd'hui; ceux que l'on mangeait couramment étaient généralement blancs ou noirs, beaucoup plus gros et de forme allongée.
Le radis a été introduit en Amérique dès les premières années de la colonisation et n'a jamais perdu sa popularité depuis, bien qu'on en consomme beaucoup moins que nos ancêtres et que le choix de variétés soit aujourd'hui relativement restreint. En effet, au XIXème siècle, on cultivait dans les potagers du Canada et des États-Unis le radis noir, le daikon, divers types de radis chinois, ainsi qu'une variété dite «radis de Madras» ou «radis-serpent», qui a pour particularité de monter rapidement en graines et de former des gousses comestibles. On produisait également un radis à chair jaune, dont on ne trouve plus trace aujourd'hui, ainsi qu'un très gros radis fourrager que l'on donnait à pâturer au bétail.
On classe généralement les radis en trois grands groupes :
- Les «petits radis» qui sont encore appelés «radis de tous les mois».
- Les «gros radis» qui ne sont plus guère aujourd'hui représenté que par le radis noir, long et trapu. Celui-ci a toujours de nombreux adeptes. Mais on peut encore trouver, sur certains marchés locaux, quelques une de ces variétés de radis en cours de disparition : « vale de Munich» à racine blanche, «Jaune d'or ovale» en forme de toupie...
- Le radis japonais (ou «daïkon») qui devient de plus en plus fréquent sur nos étals. Sa longue racine (si on la laissait croître, elle pourrait atteindre 1 m et peser plus d'un kg ! ), blanche et conique, est bien souvent commercialisée sous la dénomination de navet. En Asie, d’où ce radis est originaire, il est énormément apprécié : on en raffole, finement tranché en rondelles, mises en saumure ou confites dans de la sauce de soja.
Légendes et croyances :
Chez les anciens Grecs, les radis étaient réputés efficaces pour calmer la toux et arrêter les hémorragies.
Au XIIIème siècle, Albert le Grand, célèbre alchimiste, déclarait que le mélange de jus de radis, de blanc d'œuf et de graines de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au rouge... Enfin, les croyances populaires déclarent les radis souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les dents, les ongles et les cheveux.








 
 

 
 

GALETTES DE RADIS JAPONAIS



 Pour 4 personnes: préparation: 15 minutes, cuisson: 20 minutes

2 radis japonais (environ 1kg) DE LA FERME VOGT
5 à 6 pommes de terre moyennes DU GAEC MEYER
100gr de farine DE LA MINOTERIE BURGGRAF - BECKER
3 œufs DE LA CHEVRERIE DE L'EST
3 gousses d'ail DE LA FERME VOGT
1 bouquet de persil DELA FERME VOGT
sel, poivre, huile

 Éplucher les radis et les pommes de terre. Les râper au robot.
Dans un saladier, mélanger les radis, les pommes de terre avec les oeufs entiers, la farine, l'ail hâché, le persil coupé très fin. saler, poivrer.

Faire chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faire des petits tas de pâte (pas trop épais, ils seraient plus longs à cuire et s'imbiberaient d'huile). Retourner les galettes au bout de 2 à 3 minutes pour qu'elles dorent sur les deux faces. les débarrasser sur du papier absorbant et les servir de suite pour qu'elles restent croustillantes.
En résumer c'est nos bonnes vieilles crêpes de pomme de terres lorraines et alsaciennes, Grumbeerekiechle, version nippone.

jeudi 10 octobre 2013

de la Lorraine à la Bourgogne...

Crème brûlée aux truffes de Bourgogne, de Michel Vignaud.



5 œufs de la CHEVRERIE DE L'EST
30g de truffe de Bourgogne environ D'ELLOCHAMPI
40g de sucre.
12cl de lait DU GAEC MEYER
37cl de crème fraîche épaisse.

Pour le sorbet à la livèche :
25g de feuilles de livèche
(ou branche de cèleri DE LA FERME VOGT).

250g de sucre
 
 
Préparation : 40 mn - Cuisson : 1h05  

Enfermez les œufs et la truffe dans une boite hermétique. Réserver le tout au réfrigérateur pendant une semaine.

Les œufs s'imprégneront ainsi des parfums subtils de cette truffe.

  

La veille :
 
Mettre les jaunes d'oeufs et quelques miettes de truffe de Bourgogne râpée dans une boîte hermétique ainsi qu'un peu aussi dans la crème. Réserver au frais quelques heures
 
Préchauffer le four à 100°C (th. 3). Mettre les jaunes et truffe dans un saladier avec et le sucre. Fouetter le tout jusqu'à ce que le mélange soit crémeux. Incorporer alors le lait et la crème fraîche épaisse. Répartir ce mélange dans quatre plats à oeuf individuels et cuire au four pendant 1 heure. Au terme de cette cuisson, laisser complètement refroidir les crèmes, puis les réserver au réfrigérateur jusqu'au lendemain.
 
Le jour même, faire le sorbet à la livèche :
 
Laver les feuilles de livèche, puis les essuyer soigneusement dans un torchon propre. Mettre le sucre et 50cl d'eau dans une casserole et porter le tout à ébullition. Plonger les feuilles de livèche dans ce sirop, retirer la casserole du feu et mixer le sirop à la livèche. Le passer ensuite au chinois et le laisser complètement refroidir. Passer le sirop à la livèche froid dans une sorbetière, puis le réserver au congélateur.
 
Avant de servir :
 
Saupoudrer chaque crème d'un peu de cassonade. Les passer sous le grill du four pendant quelques instants jusqu'à ce que la surface caramélise. Bien les surveiller de façon à ne pas les laisser brûler. Les servir dès la sortie du four accompagnées du sorbet à la livèche.
 
Vin conseillé :
 
GEWURTZRAMINER DU DOMAINE JUND OU BARTHEL
 

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